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La belle et la bête

Ceinture, matraque et texte

2022

Ici, je démesure la force de manière à ce qu’elle influence différemment sur les matières. Un peu comme David Raffini et son œuvre Les Martyrs, qui dématérialise des plaques de métal en les manipulant. Dans ce travail, je crée des forces imaginaires et transforme la matière rendant tout objet aussi fragile qu’on le désire. Ce volume réalisé à partir d’une matraque industrielle et d’une ceinture artisanale inverse les forces et redéfinit les résistances pour mener des objets (devenus organiques) à un état chétif. Comme le souligne l’artiste Thea Djordjadze, cet état de fragilité se mêle à l’espace et ouvre vers une conception de la force et de son occupation spatiale totalement libre.

Pour aller plus loin:

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Il était une fois un policier qui travaillait dans un stade. Un beau soir, les esprits s’échauffent en tribune, le policier doit agir immédiatement! Une fois sur place, il balaye la zone avec sa matraque en donnant de grands coups dans les airs dans l’espoir de toucher quelqu’un. Et son vœu sera exaucé, même plusieurs fois. Alors que le policier se voit progresser et repousser les supporters, il senti soudain une vive douleur à la main, comme une piqûre. Quelques secondes après, une force incroyable le désarme de sa matraque, il ne l’a retrouve plus. Son outil de travail avait alors disparu. Le policier est aveuglé par un cocktail de fumée à la fois lacrymogène et fumigène. Avec toutes ces gênes, le policier ne bouge pas et continue à faire barrage. « Où est ma belle ?» dit-il en parlant de sa matraque. Celle-ci avait été enroulé comme par un python pour être déformée sous une force centrifuge. Une fois les fumées dispersées, les policiers font face à des supporters armés de leurs propres ceintures. Armes à la main, le groupe contre-attaque. Les policiers reculent et sont contraints d’abandonner le projet d’une invasion tant espérée.

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